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le Rallycross en France

Mode d’emploi


Le rallycross a de nombreuses spécificités par rapport à d’autres disciplines du sport automobile : dans les manches, cinq voitures partent de front pour cinq tours d’un circuit mixte, terre/bitume d’un kilomètre de long, en finale, elles sont six sur trois lignes. Un week-end de rallycross, c’est une centaine de départs pour des courses de deux à trois minutes seulement : un rythme soutenu, idéal pour les spectateurs.

Beaucoup de variantes du sport automobile sont nées en Angleterre. Le rallycross n’y échappe pas ! En Novembre1967 : le RAC Rally, devenu par la suite une des 16 manches du Championnat du Monde des Rallyes, fut annulé à cause d’une épidémie de fièvre aphteuse qui a mobilisé toutes les forces de sécurité du pays vers la campagne britannique. Pour éviter l’annulation du rallye, et surtout pour honorer un contrat télévisuel avec la BBC, les organisateurs tracèrent sur le petit circuit bitume de Lydden Hill, non loin de Douvres, une piste alternant macadam et terre, délimitée par des bottes de paille. Au volant de leurs voitures de rallye, les pilotes partirent à quatre sur une même ligne pour trois tours de circuit. Le rallycross, sans le savoir, était né. Dès 1968, une réglementation définissait cette nouvelle compétition automobile, puis les pays scandinaves ont rapidement adopté cette nouvelle discipline, qui est redescendue du Nord de l’Europe vers la Hollande, puis la Belgique. La première épreuve française s’est déroulée à Lohéac, le dimanche 5 septembre 1976 sur un petit circuit de 850 m de long, tracé à la va-vite au bulldozer dans un champ de blé. Dès 1977, un Championnat de France fut créé et le déroulement des courses n’a depuis, guère changé.

Manches qualificatives
Le samedi, en fin d’après-midi, une première manche qualificative permet d’établir une hiérarchie sportive pour les quatre Divisions (1, 2, 3 et 4) qui ne se rencontrent jamais. Le premier des essais chronométrés, puis le troisième, le cinquième, le septième et le neuvième sont sur une même ligne pour cinq tours de piste. Une autre série rassemble le second, le quatrième, le sixième, le huitième et le dixième. La réglementation veut, en mixant les forces en présence, éviter les confrontations sportives directes dès le samedi… Au terme de la première manche, un classement est établi dans chaque Division en fonction de points (1, 2, 3, 4, etc) déterminés par l’ordre des chronos. Cela permet de constituer les grilles de départ pour la seconde manche qualificative du dimanche matin dans laquelle nous retrouvons, dans la première série, le premier, le troisième, le cinquième, le septième et le neuvième de la première manche qualificative. L’addition des points de la première et de la seconde manche définissent les grilles de départ de la troisième et dernière manche courue le dimanche en début d’après-midi. Pour établir les grilles de départ des finales (C, B et A) des quatre Divisions, on conserve les deux meilleures manches sur trois.

Finales
Les 16 meilleurs pilotes de chaque Division sont qualifiés pour les finales C, B et A, qui se disputent sur six tours obligatoirement. Les grilles de départ de ces finales sont différentes de celles des manches qualificatives. Les pilotes se placent comme sur une grille de Formule 1 : deux par ligne mais sur trois niveaux seulement séparés de six mètres. Les cinq premiers au terme des deux meilleures manches sont qualifiés en finale A, les cinq suivants en finale B et les six derniers en finale C. Le vainqueur de la finale C se placera en dernière ligne de la finale B et le premier de la finale B prendra place en dernière ligne de la finale A. Des points (20, 17, 15, 13, etc.) sont accordés aux 16 premiers de chaque Division.
En fin de saison, la FFSA (Fédération Française du Sport Automobile) retiendra les huit meilleurs résultats sur les onze courses disputées. Deux Champions de France sont sacrés, un en Division 1, un autre en Division 2. Les deux autres Divisions participent à des Coupes de France : une en Division 3, une autre en Division 4.




Tour Joker
Lohéac est le premier, et le seul, circuit français à avoir créé le tour joker l'an passé. Que ce soit dans les manches qualificatives ou en finales, les pilotes passeront obligatoirement une fois par le jump et quatre fois, ils emprunteront l'ancienne ligne droite (à gauche du jump). Chacun choisira le moment voulu pour passer dans le tour le plus lent. Il est évident que le pilote qui est en tête aura tout intérêt à conserver la tête donc il passera quatre fois dans les tours les plus rapides et ii passera au cinquième tour par le jump. Le pilote classé dernier ou avant dernier préfèrera franchir immédiatement le jump, puis tentera de remonter en effectuant les quatre tours les plus rapides juste après. L'avantage: conserver le suspense du premier au dernier tour, ce qui a été parfaitement démontré l'an dernier. Passer par le jump pénalise le pilote de plus d'une seconde, voire deux secondes.
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